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Jonathan Dubuc: « Je suis moi. »
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Jonathan Dubuc: « Je suis moi. »

Jonathan développe dvrgntAI, une plateforme qui vise à ludifier la santé mentale pour aider les personnes à mieux se comprendre et ainsi prendre mieux soin de soi.

Je vous présente Jonathan Dubuc, CEO de dvrgntAI, une nouvelle plateforme en ludification de la santé mentale.

Étant lui-même neurodivergent, il souhaite renforcer le pouvoir d’agir des personnes neurodivergentes afin qu’elles puissent mieux se connaître et prendre en charge leur bien-être psychologique.

Voici ce que j’admire de Jonathan:

→ Sa vulnérabilité:

Jonathan a annoncé sa neurodivergence, ses forces et ses limites dès son entrée au parcours Accélération du Centech Mtl en affichant ouvertement ses outils sensoriels et en exprimant librement ce qu’il pensait, avec bienveillance et discernement.

→ Sa haine envers le statu quo:

Durant son parcours au Centech, il remettait activement en question les processus et structures des systèmes de santé québécois et canadien et positionnait son innovation comme étant transformatrice, et non comme un bouche-trou d’angles morts

→ Sa générosité:

Jonathan s’est montré disponible, engagé et à l’écoute tout au long du parcours et n’hésitait jamais à offrir un coup de main.

→ Sa candeur:

Avec son tattoo du Petit Prince, ses chemises animées et Cuddlepuff, la mascotte de sa startup, Jonathan est une vraie boule de chaleur qui fait fondre tous les coeurs

Sans plus tarder, voici la retranscription de notre discussion du 17 décembre 2025.

Transcription

Sarah

Je l’ai posé souvent à des gens, puis ça laisse tout le temps à interprétation, d’aller dans tous les sens. Si elle est trop large, par contre, je peux donner des pistes, mais la question, c’est: qui es-tu?

Jonathan

Oui, c’est une question qui est très large. Qui je suis, ça reste très évolutif, on va dire ça comme ça, dans le sens que qui je suis a évolué avec le temps. Je suis quelqu’un de différent, puis tu penses que... On va en parler dans la prochaine question. Je suis quelqu’un d’extrêmement différent.

Je savais que j’ai toujours été différent depuis très longtemps. Je suis quelqu’un qui a des pensées et des opinions qui sont des fois choquantes ou qui sont hors normes.

Je suis quelqu’un qui est innovant, qui est dérangeant.

Mais je suis quelqu’un d’attentionné, puis je suis quelqu’un d’aimant.

Je suis quelqu’un qui veut changer le monde, parce que pour moi, le monde, que ce soit pour moi ou pour les autres, est difficile.

Le monde qu’on vit dedans fait qu’on peut rarement être noué. C’est probablement très proche de la neurodivergence et de la neurodiversité et de l’acceptation de la neurodiversité par les neurotypiques et par les neurodivergents.

Je pense qu’on est dans un monde qui, à la base, n’a pas été créé pour des gens comme moi.

Mon seul désir, c’est d’assurer que tout le monde puisse avoir un fair share à la vie, pour pouvoir voir et pouvoir expérimenter le monde. Fait que je suis quelqu’un qui est, tu sais,

je suis Jonathan,

je suis un frère,

je suis pas un père,

mais je suis un,

je suis moi,

puis ça a été long avant d’expliquer que j’étais moi.

Parce que pendant longtemps, je voulais être comme les autres. Parce que le monde semblait tellement plus simple pour les autres que pour moi.

Puis, maintenant, je suis moi.

Je suis un propriétaire d’entreprise, je suis un visionnaire, je suis quelqu’un qui voit le monde comme une place.

Ça a été pendant très longtemps, pour moi, c’était de se dire: « Ah, bien, je ne comprends pas que... je ne comprends pas que c’est si compliqué, c’est si difficile pour moi d’arriver au même résultat que les autres. »

Puis je pense que c’est quelque chose que j’ai toujours voulu un peu corriger à la fin de la journée. Je dirais que qui je suis, je suis moi, je suis un visionnaire, je suis différent.

C’est pas mal qui je suis.

Sarah

Merci. C’est vraiment touchant. Comme que t’es toi, je trouve que c’est une belle manière de le voir. En tout cas, c’est très complet comme réponse. Ça touche à tout en même temps.

Jonathan

C’est une réponse difficile à donner comme réponse parce que souvent, on ne sait pas qui qu’on est.

On peut dire qu’on est...

Je peux dire que je suis un propriétaire. Je peux dire que je suis un entrepreneur.

Je peux dire bien des choses.

Mais à la fin de la journée, je suis moi.

Ça a tellement été long à m’accepter d’être moi que pour moi, c’est la réponse la plus simple.

Des fois, c’est la plus complexe. Parce que d’expliquer que je suis moi... Pour des gens, il peut être comme « qu’est-ce que tu veux dire, t’es toi? ». Puis c’est un peu pourquoi c’est plus long à expliquer, mais c’est toujours, je pense, c’est mieux de donner une réponse qui est claire pour les gens.

Puis tu sais, je pense que ça, ça l’arrive aussi parce que tout le trauma de jamais être capable d’être compris dans ce qu’on dit qui fait qu’on veut toujours surexpliquer ou donner plus de détails que nécessairement ou que souvent on a besoin.

C’est sûr et certain que c’est très complet.

C’est moi.

Sarah

Justement, par rapport à la neurodivergence, ça veut dire quoi pour toi? Ça peut être en deux temps, mais ça veut dire quoi pour toi la neurodivergence? Ça veut dire quoi pour toi être neurodivergent? Comment tu vis ça?

Jonathan

La neurodivergence, c’est d’être quelqu’un qui pense différemment.

Pas tout le monde a la même chance dans la neurodivergence.

La neurodivergence, ça va des gens qui ont des conditions qui sont... plus légères, si on veut dire, entre parenthèses, je ne veux pas que ce soit mal conçu ou mal pris, mais il y a des gens qui ont des déficiences intellectuelles qui vont avec la neurodivergence, qui leur donnent beaucoup plus de challenges et de problématiques dans la vie à s’adapter, à comprendre, à vivre.

J’ai eu la chance dans la malchance, si on veut.

Pour moi, ce n’est pas une malchance, mais j’ai eu la chance de pouvoir avoir trois conditions dans la neurodivergence qui me permettent de faire ce que je fais.

J’ai un HPI, une douance, mais je ne suis pas une douance clinique dans le sens que je n’ai pas un score assez élevé dans toutes les sphères pour être une douance clinique, mais j’ai un HPI, un haut potentiel intellectuel, j’ai un TDAH qui fait que je suis capable de réfléchir vite, apprendre vite, comprendre, et je suis souvent capable de donner de l’énergie pour plus que la moyenne des gens.

J’ai aussi un autisme qui fait que j’apprends extrêmement vite, puis je retiens énormément de choses. Souvent, il va être un peu une dissonance entre le TDAH et l’autisme.

C’est souvent un combat qui est très difficile pour beaucoup de gens, la compréhension des deux, simplement parce que, ben, ah ouais, mais tes TDAH, ben, je ne suis pas juste TDAH, je suis autiste, ce qui fait que j’ai un certain set de skills et de compétences et de connexions que pas tout le monde aura.

La neurodivergence, c’est tous les gens qui pensent différemment et qui processent différemment neurologiquement.

Pour moi, c’est à faute d’avoir une meilleure manière de le décrire et de l’expliquer, c’est d’avoir une certaine capacité de voir au-delà de la normalité.

Puis de vivre au-delà de la normalité.

Parce que si tu es toujours normal, il n’y a rien de vraiment très spécial.

La neurodivergence peut amener, comme je disais, aussi des handicaps. Puis c’est une chose qu’il ne faut pas oublier quand on... On en parle, puis c’est pour ça que certaines personnes se choquent à ce que les gens disent et tout.

Mais moi, ça ne me choque pas.

Oui, c’est sûr, je n’ai pas une déficience intellectuelle, je n’ai pas un retard nécessairement qui m’a été créé par ma neurodivergence ou mes conditions, mais ça ne fait pas que pour moi, elles sont moins spéciales, elles sont capables de comprendre des choses que beaucoup de gens ne comprennent pas.

Tu sais, les normes sociétales comme le couple, la famille nucléaire, la monogamie, la religion.

Il y a beaucoup de choses qui, pour moi, sont des concepts qui sont très reliés à la normalité.

Parce que ça donne un sentiment de communauté et de ressemblance pour beaucoup de gens.

Tu sais, c’est... pour moi, la neurodivergence, c’est d’être capable d’explorer, c’est d’être capable de voir autre chose.

Beaucoup des gens comme moi ne sont pas vraiment hétéronormatifs, ne sont pas nécessairement monogames non plus à 100%, malgré qu’il n’y a rien de mal à ça.

Chacun a ses choix.

Mais je pense que la neurodivergence fait qu’on pense différemment.

Il fait que les normes sociétales pour nous, qui ne nous ont jamais vraiment servi autant à l’école que dans nos vies en personnel, sont un petit peu nébuleuses et souvent on va se retrouver dans ces marges-là de la société.

Moi-même, je ne suis pas nécessairement monogame, je ne suis pas nécessairement hétéronormatif, je ne suis pas nécessairement... Je suis athée. Je ne crois pas en une religion, je ne crois pas en un Dieu, je crois juste que tu as un pouvoir de self-determination dans la vie et que tout le monde a un pouvoir de détermination de soi et de sa vie.

Pour moi, la neurodivergence, c’est d’être différent, mais d’avoir quelque chose que le reste, on n’a pas. Puis souvent, on se fait mettre de côté parce qu’on est marginal par rapport à ça, sauf que nous, on trouve notre communauté dans nos pairs, dans les gens qui sont comme nous.

Un neurodivergent va souvent avoir majoritairement des ami.es neurodivergent.es.

Parce que notre manière de réfléchir, de penser, de nos croyances, notre savoir se relie beaucoup avec ces gens-là. C’est des intérêts spéciaux, c’est des visions.

La communication est beaucoup plus facile. Qu’est-ce qui devient quelque chose qu’on veut vraiment avoir dans les gens qu’on a?

Plus qu’on vieillit, je pense que plus qu’on l’accepte, puis, tu sais, la neurodivergence rentre dans la neurodiversité.

Puis, tu sais, la neurodiversité inclut tout le monde.

Ça fait que c’est pour ça que je pense qu’il ne faut pas mélanger les deux non plus. Puis, je pense que c’est ce que j’essayais d’expliquer.

Sarah

Merci.

Pis, ta startup, c’est quoi?

Jonathan

Ma startup, nous, tu sais, moi, c’est né vraiment d’expérience personnelle.

Même en étant un homme blanc, moi, je suis quand même, je fais partie d’une grande famille.

J’ai cinq soeurs, un frère, tous neurodivergents, de bout en bout, avec des différentes conditions de santé mentale et neurodéveloppementale et neurologique.

En passant de la tourette au TDAH ou à l’autisme, à la dépression, je pense qu’il y a eu de la santé mentale, il y a eu des conditions neurodéveloppementales qui sont rentrées dans ça.

Puis moi, j’ai eu plusieurs différents diagnostics à travers ma vie. La première fois que j’ai eu un diagnostic, j’avais à peu près 7 ans. La deuxième fois, quand on m’a rediagnostiqué, si on veut, j’avais environ 16 ans.

Puis la troisième fois, j’avais environ 23 ans à l’université. Quand je voulais avoir de l’aide, on m’a dit « Ouais, mais là, ton diagnostic est trop vieux, il faudrait en avoir un autre. » Puis ces trois diagnostics-là étaient ironiques, dans le sens qu’ils étaient incomplets.

Puis, il ne m’aidait pas nécessairement à comprendre comment être moi, comment me comprendre moi. Ce qui fait que ça a été très difficile au cours de ma vie de vraiment m’adapter, comprendre.

Dans beaucoup de situations, ça m’ennuie.

On ne se le cachera pas.

J’ai eu énormément de relations qui n’ont pas marché.

À l’université, oui, j’avais mon diagnostic de DDAH qui faisait que j’étais capable de recevoir certaines aides. Mais mon diagnostic d’autisme, lui, je ne l’avais pas. Et un diagnostic d’autisme me permettait à moi, que j’ai eu à 34 ans d’ailleurs, c’est de là que ma startup a commencé, beaucoup des symptômes que je n’étais pas capable de gérer.

Même si j’avais un diagnostic, venez du diagnostic de l’autisme.

Sans avoir un diagnostic de l’autisme, pour moi, c’était vraiment très difficile de pouvoir comprendre.

Puis, pour moi, ce qui était important, c’était que quand je suis sorti de mon dernier diagnostic à 34 ans, puis je me suis diagnostiqué deux jours après ma fête, dans le fond, j’ai reçu un diagnostic deux jours après ma fête.

La première journée que je suis sorti de là, j’ai dit, c’est pas vrai que quelqu’un d’autre va avoir à vivre ça. pour moi, c’est important que tout le monde soit capable d’avoir l’aide qu’il mérite.

Quand je sortais de là, j’ai commencé à écrire,

écrire,

écrire,

écrire,

faire de la recherche,

lire des articles médicaux,

des articles sur la technologie,

sur ce qu’on pouvait trouver.

Puis, moi, ce que j’ai fait, c’est que j’ai, à la fois que j’ai écrit tout ça, j’ai commencé à designer un outil de diagnostic différentiel à base de technologies, d’intelligence artificielle, puis de toutes les technologies qui existent en ce moment, pour m’assurer qu’on soit capable d’arrêter, d’avoir des diagnostics extrêmement biaisés.

Pour moi, ce qui est important, c’est de s’assurer qu’on regarde toutes les facettes de quelqu’un.

Parce que moi, quand je suis parti du diagnostic, je savais très bien que le diagnostic que je recevais ne me ressemblait pas.

Pas qu’il ne me ressemblait pas en termes de la condition elle-même, mais c’était beaucoup les choses qu’il avait observé de moi, que je savais qu’il n’était pas réel, qu’il n’était pas vrai nécessaire.

J’ai commencé parce que nous, j’ai une startup qui aide les gens à mieux se comprendre, même sans que tu ailles à comprendre des symptômes, à comprendre qu’est-ce que tu peux faire, c’est quoi les outils, c’est quoi les accommodations, c’est quoi les trucs, c’est quoi…

Il y a dans la littérature, dans les communautés, dans la communauté scientifique, dans la communauté médicale, sans être pharmacologique, sans être des médicaments, mais vraiment de comprendre les symptômes, comprendre qu’est-ce qui peut être fait par rapport à ça, puis après ça, comment...

comment les gérer,

comment les comprendre,

comment les expliquer,

comment être capable d’en discuter,

avec des psychologues,

des travailleurs sociaux,

la personne qui t’aide dans ta santé mentale.

Parce que, dans le fond, c’est en créant un outil comme ça qu’on va être capable d’avoir du data sur comment utiliser des jeux, des activités, des jeux de rôle, en s’éloignant du questionnaire.

Puis en étant beaucoup plus sûr,

« Démontre-moi qui tu es, puis je vais pouvoir t’aider à comprendre comment tu peux t’agir. »

Plus que: « Dis-moi qui tu es et comment tu te vois pour que je te dise qui tu es et comment tu vas t’agir. »

C’est vraiment de se détacher du modèle traditionnel conditionnel qui est « bon ben t’as une condition, voici la condition, voici qu’est-ce que tu peux faire ».

Puis d’aller beaucoup plus vers quelque chose qui est, bien, voici ce que tu pourrais faire, voici ce que tu peux faire, qui est que d’autres gens ont essayé, voici d’autres trucs, d’autres astuces, d’autres logiciels, qui fait qu’on enlève, de un, la stigmatisation d’aller chercher un diagnostic.

Puis vraiment, on se rapproche beaucoup plus de, « ah, bien, je sais comment, voici des trucs, comment s’aider » sans nécessairement avoir à avoir un diagnostic.

Notre but à nous, c’est vraiment à base de tout ça, puis de récolter assez de données, puis assez de personnes, autant des femmes, des personnes non-binaires, des hommes, des personnes de différentes cultures, culturellement, ethniquement, parce que beaucoup d’entre eux ont été mal servis, autant dans la recherche, autant dans la documentation, dans les études.

Pour nous, c’est d’aller collecter le plus de données avec le plus grand nombre de populations, puis de vraiment créer un outil, qui va standardiser l’approche aux diagnostics différentiels en santé mentale et en neurodéveloppemental pour vraiment aider les gens à voir arriver les symptômes avant qu’ils aient un impact extrêmement négatif.

Que ce soit dans le neurodégénératif, le neurodéveloppemental ou la santé mentale, de vraiment être capable de gérer ces symptômes-là, les expliquer, les démontrer.

Parce qu’à la fin de la journée, il y a des conditions ou des symptômes qu’on peut voir d’avance.

Notre but, c’est de créer un outil qui aide les gens à se comprendre d’abord et avant tout.

Puis après ça, c’est de créer un audit qui va arriver d’être biaisé, puis qui va donner un diagnostic juste quand il est requis, quand quelqu’un en a vraiment eu.

Fait que c’est ça qu’on fait chez dvrgntAI, on aide les gens à mieux se comprendre.

Sarah

J’ai comme hâte de te reparler quand que...

Parce que, tu sais, tu as tes projets pilotes et tout, mais j’ai hâte de parler quand il va avoir des impacts concrets, positifs, là.

Puis, ce serait cool de savoir, de voir l’évolution de ce projet.

Jonathan

Oui, je te comprends très bien là-dessus.

J’ai hâte de pouvoir...

Tu sais, moi, c’est d’aider les gens.

Fait que moi, j’ai hâte de pouvoir aider les gens de peu importe la manière que je vais pouvoir les aider, mais c’est ça.

Moi, je veux aider le plus de gens que je peux.

Sarah

Oui!

Puis, à part, mettons, ta plateforme, est-ce que tu penses à d’autres moyens que les gens... les personnes peuvent être plus inclusives des personnes non divergentes dans la vie.

Ça peut être à différentes échelles, au niveau individuel, systémique, etc.

Jonathan

Je pense qu’à la base, il faut designer pour la généralité.

Que ce soit designer des applications, designer des outils, designer des accessoires, designer des méthodes, je pense qu’il faut commencer à avoir un design universel.

Dans le sens que moi, je suis beaucoup inspiré par une compagnie qui s’appelle OXO. C’est pas dans la neurodivergence, c’est pas dans la neurodiversité nécessairement. Mais OXO, ils font des produits de cuisine.

Puis le propriétaire, sa femme fait de l’arthrose, beaucoup, beaucoup d’arthrose.

Puis, lui, il s’est dit: « Je vais designer des produits de cuisine parce qu’elle, elle aime beaucoup cuisiner. »

Elle, elle adorait, elle adore cuisiner (je pense qu’elle est maintenant décédée). Mais, don’t quote me on this, sa femme a été atteinte d’une très grosse arthrose.

Puis, lui a dit, bien, moi, je vais designer des outils de cuisine qui vont être pour tout le monde. C’est un savourer plus confortable, plus utile.

Dans le fond, leur premier, le flagship produit qu’ils ont créé, c’est le peleur de patates autonome.

Tu vas le voir n’importe où, les gros peleurs de patates avec des manches en silicone qui sont très larges.

Lui, leur compagnie fait juste des outils de cuisine qui sont adaptés pour des gens qui ont l’arthrose.

Mais t’as pas besoin de faire de l’arthrose pour trouver que c’est plus confortable d’avoir un plus gros manche pour peler de la patate.

C’est plus confortable, c’est moins chiant, tu forces moins, t’es beaucoup plus à l’aise à le faire.

Pour lui, c’est que tout le monde va se sentir plus confortable pour faire de la cuisine. Puis dans le fond, c’est qu’il a commencé à designer la majorité des produits.

Des fois, ils sont un petit peu plus chers. Des fois, ils sont le même prix que le reste.

Le but, c’est de designer nos processus, nos procédures nos activités, nos jeux de vie de manière beaucoup plus universelle pour que tout le monde peut se sentir inclus.

Puis, souvent, dans un monde où on veut couper les coûts, qu’on veut s’assurer d’augmenter la profitabilité, la rentabilité, des fois, on se dit que ce n’est pas nécessairement la manière de le faire parce que c’est vrai que ça va coûter un petit peu plus cher.

C’est vrai que ça va prendre un petit peu plus de temps.

Mais à la fin de la journée, Oxo est quand même le peleur de patates le plus vendu.

C’est la forme d’outil de cuisine qui est le plus aimé par tout le monde.

Pas juste les personnes qui ont de l’arthrose, par tout le monde.

Parce que le design est confortable.

C’est pas parce qu’on design pour tout le monde que c’est pas adapté pour tout. personne.

Pour moi, je pense que c’est la chose que je dirais, c’est de commencer à designer beaucoup plus de manière universelle pour s’assurer d’offrir plus d’options à tout le monde.

Sarah

Ça peut être par rapport à tout ce qu’on a dit à date ou ça peut être quelque chose de vraiment random ailleurs, mais as-tu autre chose à ajouter ou un message à passer?

Jonathan

Jamais attribuer de la malice à ce qui peut être l’incompétence.

À la fin de la journée, il y a des gens qui ne comprennent pas.

Malheureusement, il y a des gens qui ne comprennent pas.

Il y a des gens qui ne comprennent pas.

Il y a des gens qui vont toujours se penser supérieurs.

Il y a des gens qui vont toujours penser et qui ont la réponse à tout.

Mais c’est d’essayer de comprendre.

Ne pose pas des questions pour une réponse.

Pose des questions pour comprendre.

Essaye de comprendre.

C’est si facile de poser une question... pour une réponse et non pour comprendre.

Parce que, dans le fond, des fois, on s’attend à quelque chose, on veut une réponse qui est spécifique, qui est précise.

Mais des fois, c’est juste pas comme ça que ça fonctionne.

Je pense que c’est ça, c’est vraiment d’essayer d’être plus... ouverts et d’accepter des choses, même si pour nous, ils ne font pas de sens dans les deux sens.

Je le sais moi aussi, des fois, je ne suis pas nécessairement la personne qui va comprendre le plus, mais qui va vouloir comprendre le plus parce que des fois, je trouve que ce n’est juste pas moral.

À la fin de la journée, chacun a le background qu’ils ont.

Puis je pense qu’il faut donner la chance aux coureurs.

Je pense que ce serait mon truc.

Je pense qu’il faut arrêter de juger et essayer de comprendre.

Parce qu’il y a une chose que... Il y a une chose que moi, dans mon expérience de vie, autant au travail que dans plusieurs choses, c’est souvent, on me posait des questions.

Pourquoi tu fais ça?

Pourquoi tu fais ça comme ça?

Souvent, c’était questionner parce qu’ils trouvaient que ce n’était pas la bonne manière.

Pas pour questionner, pour savoir... pourquoi je le faisais vraiment, pour comprendre c’était quoi le rationnel en arrière, comment c’est sûr que je le faisais comme ça.

C’est plate à dire, mais souvent, ma méthode était probablement meilleure que la leur, mais pour eux, leur méthode fonctionnait.

Pourquoi vouloir changer quelque chose?

Moi, j’ai toujours pensé que tu ne changes pas le monde en faisant la même chose que tout le monde.

Ça va toujours rester vrai.

C’est ça.

Essayer de poser des questions pour essayer de comprendre, pas pour essayer de prouver que ta raison est meilleure que l’autre.

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