J’ai gagné.
Hier avait lieu la fameuse sortie dont je vous avais parlé, lors de ma première chronique.
Une magnifique soirée.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas joué au mini-golf. Je peux vous dire que ça n’a pas paru.
Au-delà de cette victoire au jeu, il y a cette victoire morale.
Celle d’avoir fait le pas en avant.
Celle d’avoir affronté l’inconnu.
Celle d’avoir goûté à la joie, le temps d’une soirée.
Je suis arrivé tôt, en bravant le froid, au coin des rues Guy et Sainte-Catherine. Avec la musique dans les oreilles, ne sachant pas trop dans quoi je m’embarquais. Mais, dès les premiers contacts, j’ai su que tout allait bien se passer.
Nous étions quatre, en tout. 18 trous, sous les néons. À parler, à rire, à vibrer. J’ai réussi un trou d’un coup. Héhé !
J’aurais passé la soirée au complet avec eux, je crois. Pour continuer à ressentir ce confort qui s’installait graduellement. Pour laisser place à l’extraverti caché en moi, qui sommeille souvent. Pour profiter de la chaleur humaine à travers le froid de la nuit montréalaise.
Après avoir eu tout ce plaisir-là, on s’est ramassé dans un Poulet rouge. Pour boire de l’eau. C’était étrange. Mais plaisant. Puis dans le métro, à essayer de comprendre l’attrait des anime. Me rappeler que j’en ai regardé un seul dans ma vie. Et surprendre tout le monde avec ça.
Sourire en sortant du métro, vers le REM. Écrire à mon père pour tout lui raconter. Et l’imaginer sourire en lisant que son merveilleux mini-golfeur de fils avait passé un bon moment. Finalement, arriver à la maison et se coucher, le cœur léger.
En gros, faire face à soi-même, se botter les fesses, ça peut te permettre de vivre de beaux moments.
Aujourd’hui, je me repose. C’est mérité.



