Ma façade tombe telle une rose une fois l’hiver arrivé
Mon amour de soi est un château en construction depuis l’année 2003
Ma voix résiliente devient plus audible avec chaque moment que j’expérience
Et je vis, je vis, bien plus que la plupart des gens ne le veulent
On dit que seulement qu’avec avec les mauvais moments que les bons viennent
Mais c’est justement contre cette misère que je me bats
Misère, miséricorde, la corde vient et retourne d’où elle vient
C’est en ne mettant pas de points à la fin de mes phrases que je laisse mon histoire se continuer
Une autre journée, une autre histoire à inclure dans ce poème
Exclusions, agressions, harcèlement, intimidation
Je dresserai une liste, mais celle-ci n’aurait aucune fin
Une fin, la fin, la fin de quoi?
Notre mouvement jouira-t-il un jour d’une certaine finitude, ou est-il infini?
La mère de notre collectivité n’est qu’une enfant en comparaison à d’autres, mais elle est tout aussi forte, résiliente et déterminée
Elle n’a ni façade ni masque, ni excuses ni dilemme
Elle lutte sans arrêt pour que nous pussions achever notre vie la plus folle
La diversité des cerveaux comme la diversité des corps
Des couleurs, des amours, des plaisirs et des cœurs
Je la chérie, je la cultive, je la nourris, je m’en nourris
Elle m’a mise au monde le lendemain d’un brûlant jour d’été
Un mouvement, deux mouvements, trois mouvements, un seul mouvement
J’attends sans cesse le jour où cette transformation se fera
L’union fait la force, et la force amène le changement
Qui amène à son tour paix et épanouissement
2026, 2050, 2100, 3100
Notre voix collective n’a pas de date de péremption
2003, 3003, 5003, 10 003
Mon seul souhait, que notre mémoire soit sauvegardée pour améliorer la vie de notre prochain.



